|
|
|
Septembre 2006, les dernières nouvelles de notre partenaire au Liban
Interview de Raïf SCHWAYRI, directeur général de la fondation Al Kafaät - Les établissements et le personnel de la fondation Al-Kafaat ont-ils étaient touchés par les bombardements ?
Au premier constat, nous avons une éducatrice à notre centre "le Village" qui a perdu son mari dont le corps est toujours enfoui sous les décombres de sa maison. Sinon une dizaine d'autres éducateurs dont les foyers ont été radiés, mais qui sont sains et saufs pour avoir quitté à temps. Nous attendons la semaine qui vient pour faire le constat par rapport aux bénéficiaires qui reprennent demain, ainsi que leurs familles. Comment la fondation a-t-elle réagit pour aider les réfugiés et les personnes blessées ?
Al-Kafaàt avait mis sur pied un dispositif d’urgence permettant la fabrication à ses Cuisines Collectives de plats personnalisés et que ses équipes ont distribués auprès des familles réfugiées. Ainsi, plus de 2.500 plats individuels étaient livrés au quotidien auprès de familles ayant trouvé refuge à l'une ou l'autres des 12 agglomérations et écoles que nous avons ciblés. Al-Kafaàt avait de surcroît hébergé en son Campus Professionnel 250 réfugiés. Quelles conséquences peut avoir cette guerre dans le paysage social du liban, et sur le fonctionnement de la fondation ?
Les services de la Fondation seront sollicités davantage, maintenant que la crise socioéconomique a atteint de nouveaux sommets. Tant nos services auprès des handicapés que ceux voués à la formation et l'insertion professionnelle des cas sociaux. Nombre de personnes ont été sévèrement mutilés durant les 4 semaines, dont une partie non négligeable d'enfants. Les premiers constat arborent les chiffres de 12.000 blessés graves, dont près de la moitié handicapée (et 60% de laquelle seraient des enfants de moins de 14 ans!). A l'heure actuelle, des enfants sont blessés tous les jours dans le Sud du pays, et certains perdent la vie, à cause de mines anti-personnels que les Israéliens avaient plantés ou encore des jeux plastiques truqués. Quelles sont les conséquences par rapport au déroulement du projet Tempus et par rapport aux échanges d'étudiants prévus cette année ? Le projet TEMPUS en sort renforcé, puisque son utilité n'a fait que grandir au terme de ce conflit. Je le disais plus haut: nos centres spécialisés devront être capable de gérer un nombre grandissant de personnes handicapées. La formation que nous proposons sous le programme Européen aidera grandement à apaiser de la crise sociale à laquelle le Liban devra faire face dans les années à venir. J'espère donc que notre projet repartira sous toutes ses composantes, y compris les échanges étudiants prévus. |
|
|
IRTS - 20 boulevard des Salyens - BP 133 - 13267 Marseille Cedex 08 - tél. 04 91 76 92 00 - e-mail : irtsantispam@irts-pacacorse.com
Agrément: 93 13 029 75 13 - Siret: 349 373 340 000 18 - APE: 804 D - Mentions légales - Réalisation Erica |