Un projet européen pour évaluer les effets de formation

 

Le contexte

L’évolution récente de l’ensemble des formations en travail social (réforme des diplômes du niveau V au niveau I) a accompagné l’apparition de nouvelles formes de trajectoires professionnelles et des modes élargis de régulation des emplois et qualifications : qualification par la VAE, renforcement des dispositifs en alternance (apprentissage), valorisation de la formation tout au long de la vie.
Ce contexte, marqué notamment par la multiplication des voies d’accès à la formation des étudiants et stagiaires, est propre à l’ensemble des instituts de formation en travail social, tant sur le plan interrégional qu’international.

Parallèlement, les questions de la professionnalisation, de l’accompagnement des parcours et des projets professionnels, de l’orientation des trajectoires en emploi sont au centre de nombreux débats et représentant des enjeux forts, notamment inscrits au sein des schémas régionaux de formation. Elles rejoignent, tant de la part des employeurs, des acteurs de la formation professionnelle, des salariés ou étudiants, l’intérêt affiché de questionner et faire évoluer l’offre de formation et de services proposés par les instituts afin d’élargir les partenariats, de prendre en compte les évolutions, besoins et réalités professionnelles …

Dans le même temps, les prescripteurs et les financeurs réaffirment leur intérêt pour une plus grande lisibilité des effets de formation sur les besoins locaux, les parcours en emploi des personnes formées, les trajectoires de chacun, au gré des emplois, des orientations professionnelles, des besoins des territoires … La question de « l’employabilité » gagne ainsi en force dans les préconisations, orientations et conventions signées avec les prescripteurs et autres financeurs.

La démarche développée par le partenariat

Ce projet, cofinancé par le Fonds social européen, s'inscrit dans une démarche de recherche-action construite au travers d'une mutualisation des ressources et expériences de 4 instituts de formation :

Tout au long du projet, le cabinet SLIM, spécialisé dans le traitement statistique de l'information, a accompagné les instituts de formation dans le recueil et le traitement des données recueillies lors des enquêtes.
Les partenaires du projet 2EP3 ont décidé de se concentré sur le concept d'employabilité dans un souci de gagner en lisibilité sur le devenir professionnel des étudiants, de favoriser les ingénieries d'orientation, de mobilités et de formation.

Un travail de recherche documentaire et la rédaction d'un article sont venus formaliser la problématisation du concept d'employabilité. Plusieurs entretiens exploratoires ont permis d'élaborer et de fiabiliser une enquête réalisée auprès de plus de 300 anciens étudiants.

Les premiers résultats de l'enquête

 
 

Les perspectives

Cette première année de recherche a permis aux institutions de mieux appréhender les trajectoires professionnelles à l'issue du parcours de formation. Cependant, l'analyse de l'enquête soulève certaines zones d'ombre, qu'il semble essentiel de développer et de traiter dans le cadre de la poursuite du projet en 2010, poursuite qui permettra :

  • d'aller au-delà de l’état des lieux effectué, en questionnant et étayant tant la problématique développée sur l’employabilité que la méthodologie d’enquête ; à la première approche essentiellement quantitative réalisée la 1ère année, il sera important d’adjoindre une approche plus qualitative et dynamique.
  • de valoriser et d’enrichir la démarche en la débattant avec tous les acteurs concernés : étudiants, responsables pédagogiques, employeurs, prescripteurs et financeurs ;
  • enfin, pérenniser ce travail, en optimisant les résultats afin de les intégrer et les exploiter dans les processus et programmes de formation mis en œuvre et dans l’accompagnement des parcours individuels de professionnalisation.

Il s’agira ainsi, sur les années à venir, d’améliorer, d’opérationnaliser et de rendre diffusable notre démarche, en étudiant plus particulièrement l’employabilité tertiaire de nos jeunes diplômés : comment peut-on comprendre les évolutions dynamiques des jeunes professionnels dans les structures qui les emploient ? Les trajectoires à l’œuvre ? Quels seraient les facteurs discriminants et explicatifs de ces évolutions et régulations professionnelles (et/ou personnelles) ?


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