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Les dispositions législatives et réglementaires actuelles, relatives au fonctionnement des établissements sociaux et médico-sociaux ont profondément bouleversé les rapports des professionnels aux personnes accueillies ; un rapport de concertation et de négociation s’est instauré qui positionne l’usager comme acteur, voire auteur, de sa prise en charge.
Cette évolution s’accompagne d’une contrainte nouvelle, celle d’une plus grande transparence des procédures comme des processus d’intervention et plus précisément d’une « traçabilité » de ces mêmes procédures et processus.
L’écrit est le support privilégié de cette visibilité dans l’organisation de la prise en charge. Sa fonction est double : témoigner de modalités d’intervention, en même temps que d’en favoriser l’évolution. En effet, si l’écrit retrace, le processus qui y conduit, c'est-à-dire l’écriture, favorise la remise en questions et l’ajustement des pratiques.
Un objet support : « le rapport de situation »
Le « rapport de situation » est un écrit professionnel. Il rend compte de l’évolution d’une situation et à travers elle, d’une action socio-éducative.
L’auteur est directement et subjectivement impliqué à double titre, en ce qu’il a le plus souvent conduit cette action, en ce qu’il doit maintenant lui donner sens et perspectives et « façonner » un point de vue sur la base d’informations certes, mais aussi d’interprétations et donc d’argumentations.
Une décision est assortie à ce rapport qui engage l’avenir de la personne bénéficiaire de l’intervention.
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