Editorial

Au cours de ces dernières années, la réglementation des titres inscrits dans le périmètre des qualifications en travail social a subi de profonds changements. Nombre de Diplômes d’Etat en travail social ont fait l’objet de grandes réformes (ou sont en passe de l’être).

Par ailleurs, de nouvelles qualifications ont vu le jour, formalisant réglementairement ces nouvelles fonctions (jusqu’alors non instituées) telles que celles de médiateur familial, de chef de service et tout récemment d’ingénieur social. Ces réformes tout comme l’émergence de ces nouveaux métiers dans la sphère du travail social, viennent bousculer les représentations que nous pouvions nous faire de l’action sociale et médico-sociale d’antan. La formalisation de ces nouvelles exigences réglementaires témoigne, en fait, d’une profonde restructuration des processus d’action sociale en France.

Associées aux principes d’évaluation des établissements et services (cf. loi 2. 2002), ces réformes s’inscrivent dans une recherche de cohérence des principes institutionnels qui structurent les pratiques d’action sociale. Elles visent à faciliter la mise en place ainsi que la lisibilité d’une politique d’intervention sociale de proximité. Ces évolutions structurelles motivent les investissements qu’il nous faut consentir sur le plan des innovations pédagogiques auxquelles ce numéro est dédié.

C’est dans cette même ligne directrice que nous avons souhaité développer un centre d’activités dédié aux « Etudes » et au « Consulting ». Nous pensons que c’est en accompagnant les associations et les établissements que nous pourrons appréhender au mieux les effets de ces réformes. Les résultats produits par nos premières actions de formation portant sur l’analyse des pratiques professionnelles et sur l’élaboration et la mise en œuvre de méthodologies d’évaluation des pratiques s’avèrent particulièrement prometteurs sur le plan des connaissances. Leurs contenus sont déjà mis au profit des formations en cours et une publication est prête à être éditée.

Un processus d’évaluation ne peut se réduire à une série de procédures plus ou moins bien maîtrisées. Il s’agit bien, d’une véritable appropriation de l’analyse complexe et qualitative des processus engagés par les professionnels dans un cadre institué qui s’avère être l’enjeu majeur d’une telle démarche.


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