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Jouer la contributionPrintemps 2005, nous apprenons que notre IRTS accueillerait la Biennale GNI les 5 et 6 juillet 2006. Pendant des mois, elle est restée l'objet de travail d'un collègue. Je n’ai même pas eu l'idée de lui proposer des services. Je trouvais, comme beaucoup d’autres, qu’il s'en sortait fort bien et quelque part dans l'intimité, je n'enviais pas ce paquet cadeau à multiples facettes et tourments. L'échéance approchant, l'objet se concrétise et se manifeste par la voix de son animateur dans chaque réunion. Il devient plus proche, il prend une forme plus familière comme une sollicitation dans ce que l’on peut trouver de commun avec lui dans nos activités ; oui, il nous apprivoise…En effet, je participe à un groupe de travail "écrire et publier" dans lequel nous nous efforçons d’encourager l’expression écrite sous toutes ses formes et il se trouve qu’un atelier de la Biennale porte aussi ce nom. Coïncidence ou pas, vous vous doutez bien qu’à partir de là, je sens l’étau se resserrer. Comment ne pas parler de notre travail, alors que le nom de l’atelier semble nous désigner ? Les contributions écrites devaient présenter de façon concise des expériences innovantes. Par souci de témoigner de notre travail, par défi à moi-même, j’ai donc pris la plume. Les textes devaient être synthétiques, aller à l'essentiel afin de susciter un débat, le jour venu. Ces consignes là permettaient à chacun d’envisager de s’exprimer, faisaient tomber le frein d’un niveau d’exigence élevé et surtout donnaient la possibilité d’une lecture préalable aux ateliers de la Biennale Les participants n’ont pas tous joué le jeu de lire les textes, soit par manque de temps, soit à cause de problèmes techniques pour y accéder. Chaque contributeur a dû présenter son texte, pas toujours de façon concise et le débat est arrivé un peu tardivement. Nous en sommes repartis avec la confirmation de nos préoccupations communes, et enrichis de suggestions de développements pédagogiques. D’autres ont osé des expériences que l’on avait imaginées et vis versa. Mon regret est de ne pas avoir eu le compte rendu des autres ateliers. Je ne suis aujourd’hui pas sûre que j’irai consulter le CDROM prévu comme support des actes. Le temps fait vite son effet de prise de distance, d’usure des débats enflammés le jour même. Je le déplore surtout pour les personnes fortement investies dans l’organisation car chacun de nous est reparti avec son « morceau » de Biennale. |
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