Un point de vue de Bretagne

Après avoir quitté il y a deux ans le sud pour m’installer en Bretagne, y revenir pour participer à La Biennale fut pour moi un moment intense

Et ce au-delà de l’aspect exotique qui envahit les esprits rien qu’en prononçant le mot Marseille avec son cortège de chant des cigales, de soleil, la mer et son agréable température... Le tout orchestré par cet hôtel dont le nom laisse rêveur : « Les pieds dans l’eau ».

Même si c’était aussi cela La Biennale, ce que j’en garde, c’est la qualité des débats produits dans les ateliers. En tout cas, au sein de l’atelier dont j’étais le modérateur, un constat s’impose, qui va au-delà des enjeux à l’œuvre pour les uns et les autres : permettre, entre autre, à un vœu pieux de se (dé)montrer au lieu de se dire. Chaque participant, qu’il soit contributeur ou non, a pu prendre la parole en son nom pour dire ce qu’il pense et donner à voir et à entendre son point de vue, parfois certes dans la confrontation mais néanmoins dans le respect. La position n’était pas de professer un savoir, comme il est d’usage dans nombre de manifestations et de colloques, mais d’avoir permis à chacun (formateur, documentaliste, responsable, …) par sa contribution écrite de s’impliquer et c’est ce qui a pu produire les effets escomptés. Si cette approche n’est pas totalement innovante – elle s’apparente à ce que N. Alter appelle « l’innovation ordinaire » -, il n’en demeure pas moins qu’elle rencontre toujours des résistances,…


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